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Non à l'excision !

2  janvier 2010

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Mutilations génitales féminines - les faits

L'OMS estime à 100 à 132 millions le nombre de filles et de femmes ayant subi des mutilations sexuelles. Chaque année, 3 millions de filles supplémentaires sont susceptibles de connaître le même sort.

Certains parlent d’excision, d’autres de mutilation. Fadumo Korn, qui vit à Munich, peut en témoigner : l’excision des femmes n’a rien à voir avec la circoncision masculine, où l’on ne fait que couper le prépuce. Dans son pays, la Somalie, 98 % des femmes sont non seulement excisées, mais ont aussi le sexe suturé, à l’exception d’un orifice minuscule: "C’est atroce. Quand on commence à couper, la douleur est indescriptible. Un choc terrible, une espèce d’éblouissement. Je l’entends encore briser en deux la lame de rasoir – clic !, puis préparer le bâtonnet. Les épines qui servent à coudre les lèvres. L’exciseuse, je ne l’avais jamais vue avant. "
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la mutilation génitale féminine la plus fréquente est l'excision du clitoris et des petites lèvres, qui représente à elle seule près de 80 % des cas. La forme la plus extrême en est l'infibulation. L'OMS estime à 100 à 132 millions le nombre de filles et de femmes ayant subi des mutilations sexuelles. Chaque année, 3 millions de filles supplémentaires sont susceptibles de connaître le même sort. La plupart d'entre elles vivent dans 28 pays africains, au Moyen-Orient et en Asie. L'expression générique mutilations génitales féminines recouvre un certain nombre de pratiques distinctes. L’Organisation Mondiale de la Santé distingue trois méthodes.

  • La clitoridectomie : l’ablation partielle ou totale du clitoris.
  • L’excision : l’ablation du clitoris et des petites lèvres.