On n'y parle ni de sentiments ni d'exploits olympiques, mais bien des mécanismes de base qui mènent au septième ciel. Trop de femmes, devant la conspiration du silence, on choisi de faire comme si tout allait bien et prennent leur plaisir à la sauvette ou le remettent à une autre vie. Le voile se lève, ici, sur leur lancinante frustration.
Elisa Brune est docteur en sciences de l’environnement. Elle a travaillé en entreprise et dans la recherche scientifique avant de se consacrer à l'écriture. Elle se partage aujourd'hui entre écriture romanesque et journalisme scientifique – ses articles paraissent dans La Recherche, Ciel et Espace, Sciences et Avenir, Sciences Humaines.
Quatrième de couverture
Au début, j’étais comme toutes les petites dindes qui attendent le Prince charmant pour allumer leur lanterne. Je me disais que les hommes auraient la science infuse. Mes notions d’anatomie génitale, d’un sexe comme de l’autre, se limitaient aux schémas du petit Larousse.
Quelques années et quelques partenaires plus loin, je m'étais résignée. Dans l’ascension vers le septième ciel, je me prendrais toujours le plafond dès le deuxième étage - tandis que mes fringants amoureux paradaient dans les étoiles.
Mais, un jour, avec un amant de quarante ans, la bombe a explosé. J’ai compris qu’il n’y avait rien de secret. Le mécanisme était là, tout simple et facile d’accès. Un enfant pouvait y arriver. Un enfant, mais pas moi. Grâce à l'éducation de maman, sous mon nombril, c’était la Belle au bois dormant.
Désormais, j'ai visé les hommes mûrs. Mais, même parmi eux, il y avait du déchet. Une majorité qui besognait sans efficacité. Pour en avoir le cœur net, j’ai lancé une enquête sauvage. Il me fallait des récits, des confidences, des estimations statistiques.
Les résultats furent effarants. Deux hommes sur dix conçoivent un tant soit peu l’anatomie des femmes, six sont satisfaits quand ils arrivent à bon port, les deux derniers ratent même leur propre plaisir.